Les Lakers peuvent-ils être champions NBA?

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Les Lakers peuvent-ils être champions NBA?

L'arrivée de Pau Gasol dans la cité des anges a fait naître quelques interrogations. Des interrogations pour les observateurs de la grande ligue mais, surtout, des satisfactions pour l'équipe de Los Angeles qui se remet à croire au titre NBA.

Après un été mouvementé en raison de la volonté de départ de leur star, les Lakers ainsi que Kobe lui-même ont repris le droit chemin. Annoncés bons derniers par plusieurs pronostiqueurs NBA, les Californiens ont fait abstraction de toutes ces critiques. Début janvier, ces derniers étaient même en tête de la très relevée Western Conference. Mais ces Lakers, à l'image d'un passé glorieux, voulaient aller encore plus haut, encore plus loin.

Un visage ambitieux souhaité par Kobe

Avec l'acquisiton de l'intérieur espagnol, Pau Gasol, en échange de Kwame Brown, d'Aaron McKie et de Javaris Crittenton, la première équipe de Los Angeles est donc passée du statut d'équipe de Playoffs à celui d'équipe prétendante au titre. Certes, selon un bon nombre de spécialistes NBA, ce nouveau statut est plus utopique que réel mais il est vrai que la présence d'un intérieur de choix dans la raquette californienne donne de nouveaux espoirs et de nouvelles ambitions aux " Purple and Yellow ".
De nouveaux espoirs, dans un premier temps, puisque l'arrivée d'un joueur de la trempe de Gasol pourrait permettre aux Lakers de voir plus loin que le premier tour des Playoffs, étape que l'équipe de Los Angeles n'est pas parvenue à franchir depuis 2004 et le départ du Shaq à Miami.
De nouvelles ambitions, dans un second temps, puisque, déjà bien en rythme avant ce transfert (30 victoires et 16 défaites à l'heure de ces lignes), la deuxième équipe la plus titrée de l'histoire de la NBA est légitimement en droit de rêver à des finales NBA, voire même au titre.

Pau Gasol à l'aise aux côtés de Bryant

La première bonne nouvelle, c'est que l'intérieur espagnol a rapidement pris ses marques dans le système de jeu californien. Phil Jackson, le coach des Lakers, avait d'ailleurs prévenu que Pau Gasol était fait pour l'attaque en triangle. Et il ne s'est pas trompé. Au delà de cette rapide adaptation à cette attaque prônée par Tex Winter (fidèle assistant coach de Phil Jackson), dès ses premières rencontres sous ses nouvelles couleurs, l'ex-leader des Grizzlies s'est transformé en parfait lieutenant de Kobe Bryant.
Important point d'ancrage sous le panier, la toute nouvelle recrue des Lakers fait valoir sa taille et son toucher pour libérer des espaces que la star des Lakers s'empresse de prendre mais également pour marquer des paniers à mi-distance, chose que le regretté (pas pour grand monde) Kwame Brown était incapable de faire. D'ailleurs, les statistiques parlent d'elles-mêmes. Là où Brown marquait moins de dix points par match et captait à peine plus de cinq rebonds, Gasol tourne à 20,5 points et 8,8 rebonds de moyenne depuis qu'il se trouve dans la raquette californienne. De plus, sur les six rencontres disputées par l'ailier fort espagnol, les Lakers sont rentrés chez eux avec cinq victoires en poche.
En parallèle de cette parfaite intégration dans l'effectif californien, la recrue des Lakers développe une relation intéressante avec Kobe Bryant. Au rythme de " Pick and Roll " exécutés à merveille ou de passes lumineuses amenant un panier facile, les deux joueurs propulsent leur équipe vers la victoire. Et là aussi, les chiffres le confirment. Sur les cinq victoires californiennes depuis l'arrivée de l'espagnol, les deux compères ont fini meilleurs marqueurs avec notamment de grosses performances comme en témoignent les 37 points de Bryant et les 30 points de Gasol dans la victoire face au Magic d'Orlando (67 points à eux deux, soit plus de 55% des points de leur équipe).
Le plus excitant dans cette histoire, c'est que Kobe Bryant, actuellement au sommet de son art (28 points, 6,2 rebonds et 5,3 passes de moyenne par match cette saison), pourra désormais s'appuyer sur non pas un joueur de talent mais, bel et bien, deux.

Avec le retour de Bynum, la raquette des Lakers va faire peur

Il y avait Andrew Bynum. Il y a Pau Gasol. Et bientôt, il y aura les deux réunis.
En effet, avant le débarquement de l'espagnol en Californie, la seule vrai présence intérieure des Lakers se nommait Andrew Bynum. Propulsé par Phil Jackson dans le cinq de départ après seulement une semaine de compétition (blessure de Kwame Brown et de Chris Mihm), ce jeune pivot (20 ans et 3ème saison NBA) est devenu, en l'espace de seulement deux mois, un big man respectable (13,1 points et 10,2 rebonds cette saison) et intimidant (2,1 contres de moyenne). Seule une blessure aurait pu stopper sa progression fulgurante. Malheureusement, cette blessure est intervenue et le tient éloigné des parquets depuis quatre semaines. Mais, dans moins d'un mois, le jeune Andrew sera de nouveau sur pieds. Et là, ça va faire mal.
L'association entre Bynum et Gasol dans la peinture fait déjà peur avant d'exister. Et il y aura de quoi frissonner à l'idée de contenir le secteur intérieur des Lakers, là où le pivot pétera des dunks jusqu'à en arracher l'arceau et où l'ailier fort rentrera des shoots à 4-5 mètres très efficaces.
Certes, c'est bien beau de s'extasier devant le cinq californien mais n'oublions pas que, dans toute équipe qui se veut ambitieuse, il y a le cinq majeur mais il y a aussi le banc des remplaçants. Bien qu'ils ne soient que des seconds couteaux, les remplaçants se doivent de répondre présent au moment où on leur demande de l'être.

L'inexpérience du banc pourrait-elle causer la perte des Lakers en Playoffs?

Soyons bien d'accord, nous ne doutons pas une seule seconde de la motivation des remplaçants californiens. En fait, nous sommes plus inquiets par leur faible vécu au sein de la grande ligue.
Vladimir Radmanovic, le plus expérimenté des remplaçants, évolue seulement depuis six ans dans la ligue et a joué, jusque là, pour des équipes ne visant même pas les Playoffs (Seattle, Los Angeles Clippers). Certes, en saison régulière, Jordan Farmar pénètre et marque (9,2 points en 20,8 minutes de jeu), Sasha Vujacic enfile les paniers à trois points (42,6% à trois points) et Ronny Turiaf pose de gros contres (1,2 contres en 17,9 minutes). Mais, en playoffs, la donne n'est vraiment pas la même.
Là où le jeu se durcit, où les défenses se resserrent et où l'intensité monte d'un cran, les remplaçants des Lakers seront réellement lancés dans le grand bain. Et c'est précisément sur ce point là que le danger peut surgir. A l'heure des playoffs, jeune et inexpérimenté (Turiaf compte 3 saisons NBA, 3 également pour Vujacic et 2 pour Farmar), le banc de Los Angeles sera confronté à des bancs plus consistants comme, par exemple, ceux de Dallas, de San Antonio, de Détroit ou même de Phoenix. Or, pour foncer tout droit vers le Larry O'Brien Trophy, il faudra évidemment battre toutes ces équipes.
Dans les moments chauds, il est bien entendu que les remplaçants sont le plus souvent spectateurs que joueurs décisifs mais, dans l'histoire de la NBA, chacun a pu s'apercevoir que l'apport du banc est un facteur à ne pas négliger dans la conquête d'un titre.

Bref, avec ce trade qui donne aux Lakers les moyens de leurs ambitions, ces derniers seront, à coup sûr, attendus au tournant. Kobe est-il vraiment un leader? Gasol peut-il soutenir Bryant dans les moments chauds? Los Angeles est-elle vraiment une équipe prétendante au titre ou seulement une équipe lambda?.... De nombreuses interrogations qui se vérifieront donc dans les prochaines semaines.

Rédigé par kb24 redacteur


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