Actualité oblige, le débat qui nous intéresse cette semaine concerne les anciens de la grande Ligue. Et plus particulièrement leurs difficultés à raccrocher leurs baskets.
Il l'a annoncé il y a 3 jours, Alonzo Mourning n'évoluera plus en NBA. Suite à une énième blessure et une nouvelle opération, Zo met donc un terme à sa carrière à 37 ans. Et comme un symbole, Mourning est très certainement le joueur qui représente le plus justement cette situation où l'on en vient à se poser la question fatidique : stop ou encore ?

Le baroude d'honneur de Zo a tourné court.
De manière plus générale, profitons-en pour revenir sur les anciens qui ont, auraient déjà dû ou pourraient prochainement tirer leur révérence.
Intouchable, Michael Jordan n'échappe pourtant pas à ce constat avec une conclusion contrastée. Retour éclair sur la carrière de MJ. Après plusieurs titres et le décès de son père, il se retire pour mieux revenir et de nouveau gagner des titres. En 1998, sa Majesté, gourmande à souhait, décide à nouveau de partir mais sa passion débordante et sa difficulté à dire stop le feront revenir après 3 saisons en-dehors des parquets. Cette fois, le come-back aura des résultats plus mitigés sous le maillot des Wizards. Pas de quoi entâcher la carrière de l'icône mais tout de même ! Michael dira alors définitivement stop en 2003, jurant que l'on y reprendra plus.
Les exemples du genre sont nombreux ! Et si une équipe devait les regrouper, le Heat serait leur foyer. Cette équipe, comme les Lakers 03-04, semble vouloir regrouper tout un collectif de joueurs plus proches de l'exctinction que de l'éclosion. De quoi rendre donner à leurs games des airs de jubilé ! Anfernee Hardaway, par exemple, qui comptait cette saison remporter enfin une bague avec le Heat avant de tirer sa révérence. Ses multiples blessures et ses stats en baisse auraient pourtant dû le convaincre d'arrêter le massacre plus tôt. Même constat pour Gary Payton ou Shaq. Michael Finley, Karl Malone, Dikembe Mutombo représentent bien cet état d'esprit dans d'autres franchises.

Grant Hill, le néo-Sun renaît tel le phénix.
Mais d'un autre côté, on trouve également un autre type de joueurs. Les sages. Ceux qui savent dire stop avant d'être grabataires ou ceux qui reviennent avec suffisamment de jus pour assurer, en étant sûr de leur talent. Plus rares mais aussi plus louables. Et s'ils devaient avoir un chef, ce serait Grant Hill. L'un des nombreux que l'on annonçait comme le nouveau Jordan mais l'un des seuls à (A) avoir su revenir de blessures, (B) signé dans une grosse cylindrée et (C) sortir de grosses stats. A lui seul, il pourrait servir de thérapeute à tous les basketteurs cités plus haut.
Trop peu sont les exemples comme le sien mais on trouve quand même à ses côtés des David Robinson, Reggie Miller ou Avery Johnson. Se pose(nt) alors la ou les questions cruciales : faut-il raccrocher au 1er pépin physique ? Faut-il tenter un come-back ou quitter la ligue au top ?
Rédigé par matonfire 
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