| N° | Joueur | Poste | Taille | Poids | Université |
| 1 | Chauncey Billups | arri?re | 1,91m | 92kg | Colorado |
| 3 | Juan Dixon | SG | 1,91m | 75kg | Maryland |
| 32 | Richard Hamilton | arri?re | 1,98m | 84kg | Connecticut |
| 24 | Jarvis Hayes | ailier | 2,01m | 100kg | Georgia |
| 5 | Walter Herrmann | Ailier/Ailier fort | 2,06m | 102kg | Argentine/Europe |
| 10 | Lindsey Hunter | PG | 1,88m | 88kg | Jackson State |
| 25 | Amir Johnson | ailier | 2,05m | 97kg | Westchester (HS) |
| 54 | Jason Maxiell | Ailier fort | 2,01m | 118kg | Cincinnati |
| 24 | Antonio McDyess | ailier fort | 2,06m | 111kg | Alabama |
| 22 | Ronald Murray | arri?re | 1,91m | 89kg | Shaw |
| 22 | Tayshaun Prince | ailier | 2,06m | 98kg | Kentucky |
| 42 | Theo Ratliff | PF / C | 2,08m | 102kg | Wyoming |
| Rodney Stuckey | Meneur / Arrière | 1.96m | 94kg | Eastern Washington University | |
| 36 | Rasheed Wallace | ailier fort/pivot | 2,06m | 102kg | North Carolina |
Coach: Flip Saunders
Titres de champions NBA (3) : 1990 - 1989 - 2004 -
Conference / Division : est / central
Création de la franchise : 1941
Arène (capacité) : Palace of Auburn Hills (22076)
Adresse : 3 Championship Drive, Auburn Hills MI 48326
Site web : http://www.nba.com/pistons/
La cote NBA :




La note SHOWTIME : 




Les Champions NBA 2004 ont remporté le titre grâce à une défense étouffante et à un pressing de tous les instants, se montrant les dignes successeurs des Pistons de la fin des années 80. L'histoire de cette équipe est née bien avant celle de la NBA. En effet, membres de la NBL, les Pistons occupaient la ville de Fort Wayne et, remportèrent 2 titres en 44 et 45. Puis, une fois en NBA, ils échouent aux portes du titre par 2 fois en 55 et 56 face à Syracuse et Philadelphie. Dès l'année suivante, les Pistons (nom en hommage à Fred Zollner, créateur de l'équipe et qui, fabriquait des pistons automobiles à l'époque) déménagent vers Detroit, grandes cités de l'industrie automobiles. Les Detroit Pistons portent bien leur nom! Mais pour ce qui est du basket, rien de concret, ah si, les défaites! En effet, Detroit ne connaît pas une seule saison positive entre 57 et 70, même s'ils en sont proche en 62 avec Bailey Howell et Gene Shue. Ils se glissent même en finales de conférence Ouest face aux Lakers (oui, oui Detroit était initialement un club de l'Ouest). Défaite en 6 manches puis plus rien avant la saison 70. Autour de 3 joueurs, Dave Bing, Jimmy Walker et Bob Lanier, les Pistons réalisent une très belle saison mais le titre est bien loin. Ils sont surtout beaucoup trop irréguliers, passant de 54.9% de victoire en 71 à 31.7% en 72 puis 63.4% deux ans après. C'est à ni rien comprendre! De 74 à 77, ils se qualifient pour les playoffs mais jamais en position de favoris. D'ailleurs, ils se font éliminer sans gloire malgré un Bob Lanier extraordinaire, qui durant cette période ne descendra pas sous les 22 pts et 11 rebs! Mais il y a trop peu de talents à ses côtés.
Detroit s'éteint peu à peu, et toute la ligue est morte de rire lors de la saison 79/80 avec leur 16 victoires et 66 défaites!!! Les Pistons doivent reconstruire leur équipe, ils sélectionnent alors, lors de la draft 81, un petit meneur de poche sortie d'Indiana, Isiah Thomas. C'est un coup de maître! Isiah s'installe et devient un élément clé de la reconstruction des Pistons. Deux autres joueurs viennent épauler le petit meneur avec Vinnie Johnson et Bill Laimbeer dès la saison 82/83. De cancres, ils deviennent de très bons élèves, enchaînant les saisons à plus de 50% de victoires. Ce renouveau coïncide également avec l'arrivée de Chuck Daly, le coach.
Fin stratège, il forme petit à petit une grande équipe. Il décide de sélectionner Joe Dumars en 85 puis en 86 John Salley et Dennis Rodman au 2ème tour! Il ajoute Rick Mahorn et John Salley. Grâce à cette solide équipe, Daly et ses Pistons vont jouer une finale de conférence face aux Celtics. Ils n'avaient pas connu pareil honneur depuis la saison 62!
Boston frise la correctionnelle et se qualifie en 7 matchs. Mais toute la ligue comprend que les Pistons sont devenus un des acteurs majeurs en NBA avec un groupe très jeune et complémentaire. Si on analyse les joueurs qui composent cette équipe, on remarque qu'ils ont tous une qualité commune, la défense. Thomas, Dumars, Laimbeer, Salley et Rodman deviennent les Bad Boys. En effet, ils sont toujours à la limite de l'aggression. Ce surnom s'illustre notamment lors des rencontres avec Chicago en playoffs avec la création des Jordan Rules. Un plan anti-Jordan qui se révèlera efficace mais qui offre une très mauvaise image d'un nouveau basket fait de provocations et d'intimidations. La fin justifie t'elle les moyens? Chuck Daly et ses Pistons n'en ont cure et vont tout détruire sur leur passage pour enfin se qualifier en finales pour la première fois de son histoire avec Detroit. Mais encore une fois, le showtime a raison. Les Lakers remportent la série, 4 à 2. Cette défaite va faire naître un sentiment de revanche incroyable dans le coeur d'Isiah. Daly emmène pour la 2ème fois consécutive les Pistons en finales. Ils retrouvent les Lakers mais cette fois, ils ne lacheront rien. Chaque centimètre du parquet est quadrillé. Detroit ridiculise les Lakers 4 à 0, Joe Dumars est nommé MVP des finales. Gagner un titre est une chose mais ce maintenir au sommet en est une autre. Detroit, en ajoutant Mark Aguirre dans le roster va prouver qu'il en a la capacité. Ils sont en marche vers le back-to-back puisqu'ils se retrouvent de nouveau en finale face aux Blazers de Clyde Drexler. Comme l'année précédente Detroit va réduire à néant toute chance de victoire pour les Blazers, résultats: 4 à 1, les Pistons ont réussi leur pari.
Mais la saison suivante aura raison de cette défense hyper violente puisque Chicago, sous la houlette de Phil Jackson, réussira à détrônner les Pistons. Detroit à partir de 92 va sombrer peu à peu et la page des Bad Boys va définitevement se tourner lorsque Daly s'en va chez les Nets en 92. Certes, Thomas, Dumars, Rodman et Laimbeer sont toujours là, mais le feu sacré de la défense à quelque peu disparu avec Daly. 4 ans après leur 2ème titre Detroit fait une saison catastrophe: 20 victoires et 62 défaites. Seul Joe Dumars surnage dans ce marasme car Thomas est à la peine et Laimbeer n'est plus que l'ombre de lui-même. Les Pistons ont peut-être trop compté sur ses cadres et n'ont pas assez renouvelé l'effectif. Au terme de cette saison catastrophe, Thomas se retire, Laimbeer également, Rodman est expédié aux Spurs mais les fans sont confiants car lors de la draft 94 ils ont réussi un super coup en enrôlant Grant Hill, le Mr Nice Guy de Duke. Il marque d'entrée la ligue par son jeu très complet et il devient co-rookie of the year aux côtés de Jason Kidd
avec ses 19.9pts, 6.4 rebs et 5 ass.
Les Pistons redeviennent une équipe en devenir avec un duo très jeune Allan Houston-Grant Hill. Ils gagnent 18 matches de plus en 96 qu'en 95, ils retournent en playoffs mais perdent au 1er tour face à Orlando. Ils continuent leur progression en 97 avec une très belle saison à 54 victoires. Hill tourne à 21.4 pts, 9rebs et 7.3 ass! Des stats dignent de Larry Bird et des plus grands. Cependant ils bloquent de nouveau au 1er tour. Et, alors que tout le monde voit les Pistons comme l'unes des équipes en devenir, mystérieusement la sauce ne prend pas malgré l'arrivée de Stackhouse. La saison 97 est vraiment moyenne avec 37 victoires. Les saisons se suivent et se ressemblent. En gros, c'est très limite toute la saison régulière et ça se fait éliminer au 1er tour. Nous sommes en 2000 et catastrophe pour les fans, leur seule idole Grant Hill décide de partir chez les Magics. Detroit récupère en échange Ben Wallace et Chucky Atkins. Tout le monde pense que les Pistons se sont fait escroquer! Avec le recul on se rend compte que c'est plutôt le contraire.
En effet, Grant Hill ne disputera que 44 matches en 4 saisons à cause d'une cheville très capricieuse et Ben Wallace va se transformer en machine à rebonds. Mais Detroit ne se transforme pas en machine à gagner de suite. Il faudra l'arrivée de Rick Carlisle à la tête de l'équipe pour les emmener en playoffs lors de la saison 2001/2002. Rien à faire, malgré une défense et un système de jeu bien huilé, ils échouent en demi-finale face aux Celtics. Si le système n'est pas mis en cause, alors ce sont peu être les joueurs qui font défaut. Lors de l'inter-saison, ils expédient Stackhouse chez les Wizzards pour récupérer Richard "Rip" Hamilton et signent Chauncey Billups. Un vrai tour de force. En plus de ces 2 joueurs on retrouve Corliss Williamson, Cliff Robinson, Atkins et Okur. Detroit est de retour sur la route du succès et vont jusqu'en finales de conférence.
Malheureusement pour eux, New Jersey avec Kidd les éliminent 4 à 0. Alors, Joe Dumars, le general manager en chef décide de se séparer de Carlisle à la surprise générale, pour engager Larry Brown.
Joe Dumars fait de bons choix mais il manque encore un joueur à l'édifice. Car, si Ben Wallace est le meilleur défenseur de la ligue, il leur faut à l'intérieur une vraie menace offensive. C'est chose faite avec le transfert du fantasque Rasheed Wallace qui va mettre son talent au service de l'équipe. Detroit remporte 54 victoires et se présente dans de très bonnes dispositions pour les playoffs. Ils éliminent d'abord Milwaukee en 5 matches puis New-Jersey en 7 matches. et, même s'ils passent dans la douleur, Detroit n'en sort que plus confiant. En finales de conférence ce sera au tour d'Indiana de goutter à la défense de fer prodiguer par Larry Brown: victoire 4 à 1.
Direction les finals face à des Lakers archi-favoris. Mais en fait, Brown a construit son équipe pour jouer les Lakers. En effet les 2 Wallace s'occupent d'O'neal et le duo Billups/Hamilton de Kobe Bryant. Leur défense ne laisse pas un seul shoot facile à des Lakers complètement déboussolés. Il faudra seulement 5 matches aux Pistons pour faire tomber le mastodonte. Les Pistons offrent le titre à des fans aux anges par la façon dont ils ont maté les Lakers. A l'ancienne, par la défense et d'une manière bien plus digne que les Bad Boys de l'époque. Sans aggression ou trucage, à la loyale. Detroit champion nba 2004, il faut s'y faire et d'ailleurs il se pourrait bien que cela continue, Back-to-Back?
Perspective d'avenir
Les Pistons vont-ils continuer sur leur lancée ? En tous cas, leur inter-saison est des plus efficaces. Ils ont d'abord resigné le Sheed avant de recruter Antonio McDyess, Derrick Coleman et Carlos Delfino. Ils n'ont perdu que Williamson et Okur, c'est donc un très bon recrutement. Imaginez, B.Wallace, R.Wallace, T.Prince, Hamilton et Billups avec sur le banc, McDyess, Coleman, le super shooteur Delfino, le jeune Milicic et le vétéran Lindsey Hunter. On a donc l'un des 5 meilleurs rosters de la NBA et avec l'expérience du titre, cela va être dur d'aller le leur chiper. Dans les années à venir, ils risquent de faire partie des cadors et avec des jeunes comme Prince, Billups, Hamilton et Millicic, le futur s'annonce radieux!
Rédigé par chris23 
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