![]() Photo NBA.com |
|
| Surnom : The Answer | |
| Né le 07-06-1975 | |
| Taille : 1,83m | |
| Poids : 74kg | |
| Université : Georgetown | Poste : arri?re |
| Draft : 1er choix de Philadelphie en 1996 | |
| Maillot : 3 | Equipe : Denver Nuggets |
Cote NBA : ![]() ![]() ![]() ![]() |
Note Showtime : ![]() ![]() ![]() ![]() |
| Saison | Equipe | M | Mpm | 2pt | 3pt | LF | Rbd | Pas | Int | Ctr | Bp | Fp | Ppm |
| 99-00 | Philadelphie | 70 | 40.80 | 0.42 | 0.34 | 0.71 | 3.80 | 4.70 | 2.06 | 0.07 | 3.29 | 2.30 | 28.40 |
| 00-01 | Philadelphie | 71 | 42.00 | 0.42 | 0.32 | 0.81 | 3.80 | 4.60 | 2.51 | 0.28 | 3.34 | 2.10 | 31.10 |
| 01-02 | Philadelphie | 60 | 43.70 | 0.39 | 0.29 | 0.81 | 4.50 | 5.50 | 2.80 | 0.22 | 3.95 | 1.70 | 31.40 |
| 02-03 | Philadelphie | 82 | 42.50 | 0.41 | 0.27 | 0.77 | 4.20 | 5.50 | 2.74 | 0.16 | 3.49 | 1.80 | 27.60 |
| 03-04 | Philadelphie | 48 | 42.50 | 0.38 | 0.28 | 0.74 | 3.70 | 6.80 | 2.40 | 0.10 | 4.35 | 1.80 | 26.40 |
| 04-05 | Philadelphie | 75 | 42.30 | 0.42 | 0.30 | 0.83 | 4.00 | 7.90 | 2.40 | 0.12 | 4.59 | 1.90 | 30.70 |
| 05-06 | Philadelphie | 72 | 43.10 | 0.44 | 0.32 | 0.81 | 3.20 | 7.40 | 1.94 | 0.14 | 3.44 | 1.70 | 33.00 |
| 06-07 | Denver | 39 | 42.50 | 0.45 | 0.36 | 0.79 | 3.10 | 7.40 | 1.90 | 0.26 | 4.10 | 1.40 | 25.30 |
| 06-07 | Denver | 54 | 42.60 | 0.44 | 0.32 | 0.82 | 3.00 | 7.40 | 1.98 | 0.20 | 4.19 | 1.40 | 26.90 |
| 07-08 | Denver | 82 | 41.80 | 0.46 | 0.35 | 0.81 | 3.00 | 7.10 | 1.95 | 0.15 | 2.99 | 1.30 | 26.40 |
- MVP du Rookie Game 1997
- Rookie of the year 1997
- MVP du All Star Game 2001
- MVP de la saison 2001
- sélection All-NBA first team 1999, 2001
- sélection All-NBA second team 2000, 2002, 2003
- avec ses 14,3 points et 3,8 assists par match, "the Answer" a bien aidé l'équipe nationale Américaine à se qualifier pour les jeux olympiques d'Athènes 2004. (L'équipe Américaine est championne en titre pour ces J.O. Ils ont gagné face à Porto Rico le 31 août 2003)
- meilleur sprinter de la Conférence Est (5ème fois d'affilée) 2004
- auteur de 40 points dans un match pour la 50ème fois 2004
- 10ème joueur le plus rapide à avoir obtenu 14000 points en carrière 2004
Le gangsta de la NBA
"Personne n'a autant confiance en ses possibilités que moi. Moi, je crois qu'en travaillant dur, on peut faire plein de choses" Allen Iverson n'a jamais eu sa langue dans sa poche et sa force mentale fait de lui un des 5 meilleurs joueurs au monde. Né le 7 juillet 1975 à Hampton en Virginie, son père l'abandonne quelques jours après sa naissance. Sa mère, Ann, vit dans la misère et tente de survivre dans un quotidien d'une rare pauvreté. Souvent, leur maison qui surplombe les égouts de la ville est inondé par ceux-ci. Les factures impayées sont fréquentes et un jour, la marmaille vit sans électricité ni eau chaude. Michael Freeman, l’ami d’Ann, a pour passe-temps favoris les allers-retours en prison. En 1991, il est victime d’un accident, perd son emploi puis est arrêté pour usages de stupéfiants. Allen fréquente donc un milieu très difficile mais tire sa joie de vivre dans le sport. Tout d'abord, le football américain où il excelle puis le basket où après avoir dunker dès l'âge de 15ans, il domine sa ville comme personne. Il intègre le collège de Bethel où il offre à son école les titres de l'Etat dans les deux sports. Au Nike Camp d’Indianapolis, il est élu MVP ainsi que lors de quatre autres tournois. Il est désigné meilleur joueur de Virginie par la presse dans ses deux passions mais un incident change sa vie.
1993 : La péripétie
Le 13 février 1993 éclate une bagarre dans un bowling. Cette violente altercation regroupe une cinquantaine d'individus: seul 4 sont arrêtés, tous noirs et Allen en fait partie. Agé de 17ans, il est jugé en tant qu’adulte, est inculpé et mis en prison avec une suspension de 10ans. Un jet de chaise sur une fille est évoqué ce qui fait dire à Iverson : «Je me trouve dans un bowling où tout le monde me connaît et vous croyez vraiment que je pourrais cogner les gens à coups de chaises en pensant que je n’aurai pas de problème ? C’est dément ! Et quel genre d’homme écraserait une foutue chaise sur la tête d’une femme ? Ils auraient au moins pu dire que j’avais cogné un mec …» Les faits sont classiques certes mais les fans de la future star du pays sont enragés devant tant d’injustice … et la justice oublie tout de même de préciser que la rixe a éclaté après qu’un blanc ait traité Iverson de « nigger ». Golden Frinks, le co-ordinateur de crise pour la National Association for Advancement of Coloured People est formel : «Il est curieux de noter que la police s’est frayée un chemin dans une meute de combattants pour en ressortir avec uniquement des noirs dont le seul que tout le monde connaît. Les gens penseraient qu’ils s’en tireraient avec une claque sur la main et que ce serai toi. Mais au lieu de ça, le procureur a ressorti un texte de la guerre de la sécession qui servait à protéger les noirs d’un lynchage en accusant un groupe de jeunes noirs de violence criminelle. Et le juge, comme par hasard, ami de la famille d’une des victimes, refusera même la caution et condamnera les quatre jeunes à cinq ans de prison» Les témoignages sont nombreux et celui de Kristi Alligood est intéressant : «Pendant une accalmie dans la bagarre, la fille s’est dressée devant un des noirs et lui a dit : « Pourquoi en faites-vous quelque chose de racial ? » Il a juste mis deux doigts sur son visage et l’a repoussée» Cet homme est bel et bien Iverson. Aucun des quatre inculpés ne fait pas appel ce qui conforte le procureur de la culpabilité des jeunes et surtout d’Allen, considéré comme le meneur principal de cet incident. Cette affaire provoque l'attention des médias et après 4 mois d'emprisonnement, il est libéré par le gouverneur noir Doug Wilder. Le monde a changé pour le fils d’Ann et la vision qu’a le monde sur lui également … Catalogué gangster, la carrière basket semble mal engagée pour le petit lutin d'1m83. Il réussit tout de même à obtenir son diplôme après un passage éclair dans plusieurs écoles et attire l’intérêt de plusieurs universités. Eddie Meyers, assistant coach à George Washington explique ironiquement : «A moins qu’il termine derrière les barreaux, on le signe» Cette phrase montre bien l’image d’Iverson : basketteur de génie, homme incontrôlable. Mais le pseudo gangster choisit l'université de Georgetown afin d'exposer son talent sur les parquets. Son arrivée est fracassante. John Thompson, le célèbre manitou des Hoyas, a l'habitude de former des géants: Patrick Ewing, Dikembe Mutombo et autres Zo Mourning sont issus de la célèbre université de l'Est. De plus, il sait gérer les caractères difficiles et propulse le fils d'Ann au poste d'arrière. Dès sa première saison, Iverson éclabousse la NCAA avec des moyennes de 20,5pts et 4,5pds par rencontre afin d'être sacré " Big East Rookie Of The Year ". Sa deuxième année le consacre parmi les plus grands avec une élection dans le meilleur cinq de l'année: ses 25pts; 4,7pds et 3,35stls cassent la concurrence et AI s'offre l'action de l'année. Nous sommes le 19 février 1996 à Washington et les Hoyas défient le Connecticut de Ray Allen. Quelques minutes après le coup d'envoi de la seconde période; Bubba Chuck capte un rebond, remonte tout le terrain avec des dribbles aussi bas que terre puis s'élève vers le ciel pour écraser un des dunks les plus violents jamais vus dans le basket universitaire. Dick Vitale, le célèbre commentateur NCAA, ne sait plus quoi dire. La salle explose alors qu'Ivy se prépare à tirer son lancer-franc. Moment unique, moment d'anthologie que les télés US repassent tout au long de la soirée. Le coktail Allen Iverson est détonnant: il smash sur les géants, est rapide comme un guépard, vif comme un félin et solide comme un rock. Avec deux titres de meilleur défenseur de sa division, la NBA lui tend les bras ... et l'entraîneur des Razorbacks de l'Arkansas, Nolan Richardson, reste ahuri devant tant de génie: "J'ai vu un tas de choses dans ma vie, Elvis notamment. Mais je n'ai jamais vu un arrière faire ce qu'il est capable de faire avec un ballon. Il est impressionnant"
Juin 1996. La draft a lieu et le phénomène est choisi logiquement numéro 1 dans l'une des meilleures cuvée de rookies de l'histoire. Mais bien plus que son talent, c'est le look gangsta d'Iverson qui frappe: il se pointe sur le podium afin de serrer la main à David Stern et d'enfiler la casquette des Philadelphie 76ers rempli de bijou en toc. Quelques jours plus tard, il signe un contrat de 9 millions de dollars sur 3 ans et la générosité de " The Answer " apparaît: une Jaguar pour sa mère, une Lexus à sa tante, une maison immense pour lui et ses potes et surtout il place sa petite sœur dans le meilleur hôpital de la côte Est. Seul problème, sur le terrain les soucis eux ne partent pas. En effet, il débarque dans une franchise qui ne s'est toujours pas remis du départ de Charles Barkley en 1992-93 et doit partager le leadership avec Jerry Stackhouse: un ballon pour deux scoring machines, où le début d'un casse-tête. De plus, Derrick Coleman est là avec son côté " Bad Boy " et Clarence Wheatherspoon a envie de changer de club. Bref, l'ambiance est plus que tendue et dès son premier match NBA, le " first pick " plante 30pts afin de montrer qui est le patron de l'équipe. Après un mois de compétition, l'ancienne terreur de Georgetown est élue rookie du mois et son talent laisse rêveur: "Il est aussi vif avec le ballon dans les mains que les arrières les plus rapides de l'histoire de la NBA. Même les mecs rapides paraissent lents à côté de lui" Certes, son coach Johnny Davis dit juste mais son équipe reste dans les abysses du classement et à la mi-saison le bilan est de 12 victoires pour 34 défaites. Février 1997, le All Star Game est attendu par tout les fans pour fêter les cinquante ans de la NBA. L'attention n'est réservée que pour les anciennes gloires comme Abdul-Jabbar, Chamberlain ou Russell. Allen Iverson lui débarque avec son look atypique et est dévisagé par tous les journalistes. La raison? Le meneur de Philadelphie pense mériter sa place dans le match des étoiles: "J'ai regardé mes stats. OK, je suis le point-guard qui perd le plus de ballons. Mais je suis dans le top ten au niveau points marqués, des passes décisives et des interceptions. Je trouve que je fais une saison plutôt acceptable" Bien que AI ne soit en fait que treizième aux passes, force est de reconnaître que sa place près des Jordan, Pippen et Grant Hill n'aurait pas été volée. Charles Barkley, toujours premier sur les compliments, a son avis: "Quand tu as 21ans, que tu alignes des stats de 20points, 2passes décisives et que tu perd 10ballons par match, qu'on te désigne comme le futur rookie de l'année, tu as peut-être tendance à sentir la tête comme une pastèque. Moi, je ne comprends pas pourquoi il a tellement confiance en lui. Si j'avais perdu 16 des 17 derniers matchs, je me dirais: " mince, peut-être que je ne suis pas si bon que ça ! " Je me demanderais aussi si je traîne pas avec des personnes louches. Si mon entourage est vraiment de qualité" Comme à son habitude, Sir Charles fait dans la délicatesse et la réponse est cinglante: "Qu'il s'occupe de ses propres affaires ... Je n'ai pas d'entourage. De quoi il parle, ce mec? Moi, je n'ai jamais craché sur une petite fille au début de ma carrière. Moi, je n'ai jamais été expulsé d'un match NBA. Moi, je ne donne pas de leçons aux autres. Il se croit parfait? Tu parles ... Puis la NBA ne va pas choisir mes copains. Ces mec-là, ils étaient à côté de moi lorsque j'ai grandi dans la dèche. Sans eau courante et, la plupart du temps, sans électricité. Ils ont grandi avec moi. Je ne vais pas leur tourner le dos maintenant. Eux, ils ne me mentent pas. Ils ne cherchent pas à caresser mon ego en permanence" Voilà, ce qui gêne tant la ligue et les joueurs: un non-respect pour les anciens et un comportement proche de l'insolence. La NBA l’a dans le collimateur et une rumeur indique que la ligue a envoyé un mémo « Iverson Rule » aux arbitres afin de siffler ses portés de balles. Mais quand arrive le moment de jouer sérieux, personne n'est meilleur que Bubba Chuck, surtout lors du Rookie Game. Après avoir boudé les journalistes et fumer quelques joints dans les vestiaires, il se pointe sur le parquet de la Gund Arena pour un festival. Pour la première fois, il joue collectif plus que scoreur: Marcus Camby se régale des passes dans le dos et aveugles du génie de Georgetown. En seconde mi-temps, il décolle vers le plafond pour écraser deux dunks histoire de répondre aux critiques en ce qui concerne son forfait pour le Slam Dunk Contest. Au buzzer, le numéro 3 des sixers rend une fiche de 19pts/9pds/4rbs/3stls et obtient logiquement le titre de meilleur joueur du match. Mais lors de la remise du trophée, il est hué copieusement: "C'est la première fois que je me fais siffler comme ça. Lorsqu'on joue chez l'adversaire, c'est normal mais là ... c'est un All-Star Weekend ... dans quelques semaines, je reviens à Cleveland avec les 76ers et je vais leur montrer. De toute façon, ça ne m'impressionne pas; j'ai connu des choses bien plus désagréables dans ma vie" Cependant, au mois de mars, la dispute éclate avec comme point principal le fait qu’Iverson joue pour le show et non pour la gagne. L’assistant des sixers, Gar Heard s’exclame après une contre-attaque ratée : «Il a tenté quelque chose pour ESPN ou CNN au lieu de penser à marquer» Après ce moment difficile, AI repart sur-motivé et sa fin de saison va faire taire les critiques. En effet, il aligne 5 matchs consécutifs à plus de 40pts avec notamment 44 face au Dieu du basket: "Non, je ne respecte pas Jordan. Enfin si ! Je respecte ce qu'il a fait, je respecte ce qu'il laisse en héritage. Sur le parquet, je ne peux pas le respecter. Pas si je suis son adversaire pendant 48minutes" La nouvelle star avait prévenu quelques mois auparavant, et ce 7 avril 1997 au United Center il a mis en pratique ses propos. Mieux, cinq jours plus tard; il enquille 50pts ... à la Gund Arena de Cleveland, histoire de fêter les sifflets de février. A cette occasion, il devient le deuxième plus jeune joueur NBA derrière Rick Barry à inscrire 50 pions. Il bat le record de Wilt Chamberlain pour le plus de matchs consécutifs à 40 points et est élu meilleur débutant de l'année: " Il y a d'autres bons rookies. Mais pour ce qui est du rookie n°1 dans la ligue, je crois que c'est moi " Lors de la remise du trophée, il se pointe avec un couvre-chef blanc. Victime de nouvelles critiques, il clame : «Bordel, les gens veulent que je porte tout le temps des costumes italiens, comme Michael Jordan. Ils veulent que j’agisse comme quelqu’un qui a plus de 25ans. Mais je ne suis pas aussi vieux. Je n’ai que 22. Ne me bousculez pas»
L'exercice 1997-98 s'annonce difficile pour Larry Brown, le nouveau coach de Philadelphie. Sa première idée est de faire passer Iverson à son poste initial, à savoir deuxième arrière. Avec ce changement, les Sixers sont assurés de perdre moins de ballon et de voir Allen affoler les compteurs. Mais pour cela, il faut se séparer de Jerry Stackhouse. C'est chose faite le 18 décembre 1997 quand le staff de Pennsylvannie envoie l'ancien de North Carolina à Detroit. Malgré de nouvelles statistiques All Star de son leader, Philly ne gagne que 31 matchs sur 82 et on commence à comparer Iverson à un looser. De plus, son image est toujours aussi négative et son agent David Falk essaye de lui faire comprendre sans pour autant minimiser les soucis du système et la personnalité particulière d’Ivy: «J’ai eu du mal à m’y habituer. Mais cela ne me pose pas plus de problème. Le fait est cependant qu’Allen doit comprendre que cela affecte beaucoup de choses. Si j’entre dans une banque et essaie de lui faire signer un deal de 500000 dollars et qu’il arrive avec ses loques, les blancs qui dirigent la banque vont penser qu’il vient les braquer et ne signeront donc pas. Tant qu’il est plus important pour lui de s’affirmer que de signer ce deal, ça me va. Aussi longtemps qu’il en est conscient. N’est ce pas du racisme ? Ca y ressemble.»
1999: La reconnaissance
La franchise de Pat Croce profite du lock-out pour fabriquer une vraie équipe. Une raquette commence à prendre forme avec Matt Geiger, le contreur Théo Ratliff et l'expérimenté Tyrone Hill. De plus, Larry Hughes et Tim Thomas ramènent leur jeunesse dans les vestiaires. I-3, quant à lui, est soutenu à l'arrière par Eric Snow en meneur et Aaron McKie en ailier. Bref, les Sixers ont un effectif pour jouer les outsiders et Iverson est décidé à sonner la charge. Côté psychologique, il semble apaisé et les nouveaux venus découvrent le phénomène grâce à des anecdotes pour le moins renversantes. Ivy revend sa maison à Geiger et le nouveau locataire trouve lors de son emménagement une Mercedes, une bonne trentaines de paires de Timberland et des dollars qui remplissent une boîte entière. L'ancien Hornets téléphone à la terreur de Phila pour lui signaler l'oubli quand il le coupe en lui disant: "Tu n'as qu'à tout garder" Dans une telle ambiance de sérénité, son début de saison ne peut être que fracassant et les Spurs sont une des premières victimes d'Allen: en effet, il compile 46pts/7rbs/6pds face au duo Duncan-Robinson !!! Puis le 19 mars, son talent explose aux yeux du monde entier. Sur le réseau national, " The Answer " humilie Kobe Bryant avec cross-over et shoot à trois-points à profusion. L'addition s'élève à 41pts/10pds/5rbs et la nouveauté apparaît au grand public: Iverson marque et son équipe gagne. Cette différence fait des sixers l'une des équipes les plus difficiles à jouer en cette saison écourtée. Sur le plan personnel, Iverson remporte le titre de meilleur marqueur grâce à une pointe à 39pts face aux Hornets lors de la finale de la saison régulière. Mieux, il est élu dans le cinq type de l'année et la reconnaissance a enfin lieu pour le fils d'Ann. Reste à savoir si le talent d'Iverson est présent en playoffs. Pour la première série de sa carrière, il fait un véritable All Star Game. Les Sixers sont opposés aux surprenants Magic d'Orlando, conduit par un Anfernee Hardaway retrouvé. Dès le premier match, Phila réussit un hold-up mais les floridiens se rebiffent dans la seconde manche en étouffant la formation de Larry Brown qui ne score que 68pts. De retour au First Union Center, Bubba Chuck retrouve toutes ses facultés et assomme à lui seul Orlando. Il intercepte 10 ballons dans le match 3 afin de bâtir un nouveau record de playoff en la matière. Il y ajoute 33 points et 9 passes pour offrir une magnifique victoire à son club. La partie suivante est du même calibre: 37pts avec au bout le scalp des Magics. Penny est dominé comme jamais et Philadelphie accède à sa première demi-finale de conférence depuis 1991. Seul problème, l'adversaire se nomme Indiana et l'expérience des Pacers est fatale aux Sixers. Iverson a beau se démener comme jamais, à aucun moment il ne réussit à trouver la solution tant le collectif et la gestion du jeu appartiennent aux hommes de Larry Bird qui remportent la série 4-0 !!!
L'année 2000 marque la confirmation du talent d'Allen. Tout au long de la saison régulière, il enchaîne cartons et performances d'All Star: 46pts le 10 novembre face à Orlando, 37pts/7rbs/7pds face aux Raptors le 15 décembre, 42pts face aux Nets la veille du réveillon de Noël, 45pts face aux Bucks le 3 janvier histoire de bien commencer le millénaire, 40pts face à Steve Francis le 3 février, 50pts face à Sacto le 6 février puis 41pts le 9 face à Stephon Marbury !!! Bref, après de tels matchs, il n’est pas étonnant de retrouver le dragster de Philly au match des étoiles à Oakland. Pour son premier match en tant qu'All Star, Ivy plante tout de suite le décors et montre à autrui qu'il faudra compter sur lui pour les années à venir: 26pts, meilleur marqueur du match et 9pds, pour faire taire les mauvaises langues. Allen mouille le match de son talent grâce à sa vitesse et son shoot qui est enfin réglé. " The Answer " fait parti à présent du gratin de la ligue avec les Shaq, Kobe, KG et autres Duncan. Rien ni personne ne peut le stopper, son ascension est folle et tous les meneurs de la NBA passent au travers devant tant de génie. Seulement les journalistes le critiquent constamment pour son appétit, démesuré selon eux, dans le secteur offensif. Le gangster de Philly recadre l'ensemble de la presse: "On m'a tellement critiqué dans cette ville ! Comme si c'était de ma faute que je termine avec 40 points et qu'on ne gagne pas. Lorsque je marque 40 points et qu'on gagne; qu'est-ce qu'il reste à dire, hein?! Ca me fait du bien, ça me confirme que je peux marquer comme je l'entends et gagner quand même" Il se comporte en véritable leader en faisant gagner son équipe. Les Sixers terminent à égalité avec les Hornets d'Eddie Jones mais à cause de trois défaites sur quatre rencontres en saison régulière, les joueurs de Caroline du Nord ont l'avantage du terrain. Dès le premier match, le roi du cross-over met tout le monde d'accord: 40pts avec un troisième quart-temps de feu et une victoire qui permet à Philadelphie de prendre l'avantage du terrain. Après un second match raté, Ivy arrive en Pennsylvannie pour conclure la série et c'est chose faite après deux jolis succès grâce notamment à un splendide Aaron McKie. La revanche peut avoir lieu avec Indiana: les joueurs de Larry Brown ont encore le sweep de 1999 et semblent décidés à vaincre l'adversaire. Mais voilà, deux joueurs vont les refroidir immédiatement: la doublette Jalen Rose - Reggie Miller plante 80pts et sape le moral des 76ers. Pire, après avoir perdu le match 2, Philly est battu à domicile et est mené 3-0. Iverson veut éviter un nouveau sweep et son équipe gagne le match 4 au buzzer avec un grand Tyrone Hill. De retour dans l'Indiana, Iverson sonne la charge et inscrit 37pts pour réaliser le hold-up au Conseco Fieldhouse. Mais sans est de trop pour les Pacers qui concluent la série le match suivant. Allen est blessé, triste mais a grandi et veut sa revanche dès l'année suivante. Seulement l'intersaison est houleuse car l'entente entre le génie d'Iverson et le côté maniaque de Larry Brown ne tient plus qu'à un fil. Allen partira, partira pas? C'est le feuilleton de l'été et l'ancienne terreur de Georgetown passe très près d'un échange avec les Clippers et les Pistons. Pat Croce, le proprio des Sixers, arrange l'affaire et décide de tenter une dernière fois l'aventure avec les deux hommes. De plus, la presse descend le numéro 3 de Philly à cause de son album rap comportant des propos homophobe et violent. Il est montré du doigt, a le statut de paria et David Stern le critique vivement dans les journaux. Bref, l'été 2000 est un véritable calvaire pour la petite bombe des Sixers qui doit retirer de la vente son opus musical.
2001: L'année Iverson
L'orage étant passé de près, Iverson veut accéder au stade supérieur. Il désire monter dans la hiérarchie NBA et atteindre la finale. Ainsi, il se met en tête de passer plus le ballon et d'assurer le scoring dans le money-time. Et ça marche à merveille car Philadelphie débute la saison par un incroyable 10-0, soit le meilleur démarrage de l'histoire de la franchise: quand on sait que cette franchise a eu dans ses rangs des Moses Malone, Julius Erving, Maurice Cheeks, Charles Barkley et autres Andrew Toney; ça vous classe la performance des Sixers 2001. Mieux, Aaron McKie prend de l'ampleur, Théo Ratliff s'impose dans la raquette ainsi qu'Eric Snow qui s'affirme comme un meneur aussi soft qu'efficace. Fin décembre, Iverson décide de reprendre son rôle de scoreur et fait mal, très mal: 45pts vs Utah, 46pts vs Sacto, 41pts vs Seattle, 54pts vs Cleveland avec un sensationnel 20/30 aux tirs, 40pts vs San Antonio, 43pts vs Chicago , 51pts vs Toronto, 44pts vs Detroit et 47pts vs Charlotte !!! Du 20 Décembre 2000 au 2 Février 2001; The Answer est absolument impossible à arrêter, trouve les réponses à n'importe quelle défense et est logiquement élu joueur du mois de janvier. Juste avant l'All Star Game, un journal américain titre: "Iverson, seul contre tous". En effet, les montagnes de l'Ouest sont archi-favoris du match des étoiles car en plus de compter les géants, la conférence Ouest possède Jason Kidd et Gary Payton à la mène et le terrible Kobe Bryant à l'arrière. Bref, l'Est semble promis à un match difficile et après trois quart-temps remplis de dunks et autres alley-oops; la théorie est vérifiée étant donné les 21 points de retard que compte la formation de Larry Brown. Dès lors, l'ancien coach des Spurs tente le quitte ou double: il envoie Iverson avec les pleins pouvoirs. Secondé par un Mutombo des grands soirs (NDLR: 6pts/22rbs/3blks/2stls en 28minutes ), Allen rentre en transe. Pénétration, shoot, panier plus la faute, etc; tout y passe et l'Est recolle au score à l'abord du money-time. Puis l'ancien coach de San Antonio met en place sa deuxième idée de génie de la soirée : associer son protégé à Marbury: "Quand ils étaient plus jeunes, Allen et Stephon avaient l'habitude de jouer ensemble. Je me suis donc dit que c'était l'occasion parfaite pour voir ce dont ils étaient capables en les alignant tous les deux" La sanction tombe: le duo casse la baraque et Starbury répond aux shoots de Kobe en bombardant à trois-points !!! L'Ouest manque la victoire au buzzer et Iverson est élu MVP grâce à un dernier quart-temps d'anthologie ponctuée par 15pts et un retour inimaginable de sa formation. Pat Croce est aux anges, la mère d'Ivy en larme et David Stern lui remet le trophée pour une photo assez ironique tant le boss de la NBA a critiqué Iverson et son comportement: "C'est difficile de succéder à des joueurs comme Michael Jordan ou Larry Bird, car ils ne se remplacent pas. Mais il y a beaucoup de joueurs talentueux, et je suis l'un de ces joueurs" dit un Allen heureux d'avoir montré l'étendue de son répertoire au monde en entier en à peine 12 minutes. Le trophée ramené à la maison, Philadelphie a pour principale mission de conserver sa première place afin d'avoir l'avantage du terrain tout le long des playoffs. Pour cela, le staff établit un trade qui fait couler beaucoup d'encre. Echanger Théo Ratliff, nouveau All Star mais blessé, contre Dikembe Mutombo; histoire de rebâtir le terrifiant duo de la dernière fête du basketball. La presse s'insurge devant le comportement des Brown, Croce et autres responsables des Sixers qui jettent un joueur diminué. Mais voilà, tout le monde est calmé dès la première apparition du pivot congolais: 43pts/10rbs/4pds pour AI, 17pts/13rbs/5blks pour le néo-sixers et une belle victoire dans la salle des Pistons !!! L'addition du génie offensif avec son sosie défensif fait de Philadelphie le favori pour la finale NBA. Après 82 matchs, le bilan de Philly est de 56 succès pour 26 revers, soit le plus élevé de l'Est mais le premier tour s'annonce difficile : ils affrontent leur bête noire, les Pacers d'Indiana. Le premier match est un véritable cauchemar: les 76ers bafouillent leur basket, Reggie Miller plante un trois points magistral à quelques secondes du buzzer avant qu'Iverson perde le ballon lors de la dernière possession. Le numéro 3 est blessé et sa réaction est cinglante: 45pts dont 19 dans le troisième quart-temps pour offrir l'égalisation à son club. Mieux, les Pacers n'arrivent pas à se remettre du carton d'Ivy et s'inclinent les deux matchs suivants. Qualifiés après avoir s'être fait quelques frayeurs, le second obstacle de Philly est canadien et a pour nom Vince Carter. Depuis deux ans, la NBA s'est trouvé une nouvelle star: un joueur flashy qui vient de contribuer à l'élimination des Knicks de New York et son statut de nouveau Jordan annonce une fabuleuse série qui se résume à un duel entre les deux stars. Le public ne va pas être déçu car dès le premier match, les deux jeunes loups se rendent paniers sur paniers. Alors qu'Iverson marque 36pts, Vince en met 35 mais remporte le match pour une incroyable surprise. Vexé dans son amour propre, le meilleur scoreur de la ligue établit une performance hors norme le match suivant: 54pts avec 21 dans le second quart-temps et 19 de suite dans l'ultime période. Incroyable Allen qui est impossible à arrêter et qui à lui seul vient à bout des Raptors. Un match historique qui ravit les fans du beau jeu. Après un match 3 perdu devant le talent de VC et ses 50 pions, la doublette Ivy-Dik refait des siennes et égalise. Le match 5 est particulier car ce 16 mai 2001 il reçoit le trophée Maurice Podoloff des mains de David Stern, celui récompensant le meilleur joueur de l'année. Un titre de MVP amplement mérité: Allen est le premier joueur depuis Jordan à dépasser les 30pts de moyenne grâce notamment à ses 17matchs à plus de 40pts, il est le seul joueur à apparaître dans les 124 bulletins de votes et a redonné de l'élan à sa franchise en la plaçant sur le toit de la conférence Est. Bref, cette distinction est absolument indiscutable et Iverson veut la fêter de la meilleure des façons. Il plante 52pts afin de mettre minable Carter et de montrer au monde en entier qu'il sait jouer sous pression. Mais après un nouveau spectacle de Vince à 39pts, l'arrière de Phila doit prouver qu'il est un leader par excellence car c'est sur un match que la saison va se jouer. Nous sommes le 20 mai 2001 au First Union Center et Iverson rentre définitivement dans le panthéon des grands joueurs. La scoring machine se transforme en passeur et trouble son adversaire avec autant de réalisme. Il distribue 16 caviars et offre une finale de conférence à son club. Carter rate le tir au buzzer, Ivy établit un nouveau record à la passe: voilà la différence !!! Le dragster de Philly a pris le dessus sur le condor de Toronto et s'en va défier le trio Cassell-Allen-Robinson de Milwaukee pour une place en finale NBA. L'ensemble de la ligue s'attend à une série aussi physique qu'indécise. Les 5 premiers matchs confirment ses pensées avec peu de cartons offensifs mais beaucoup de défenses ce qui favorise le jeu de Mutombo. AI lui est un petit peu en dessous de son niveau de jeu quand le match 6 a lieu. Ray Allen est en feu pendant les trois premiers quart-temps en alignant 19pts de suite notamment. La dernière période commence, Philadelphie est à la ramasse quand le MVP entre dans la zone: il score 26pts en 12 petites minutes mais doit tout de même s'incliner au Bradley Center ... et rebellotte pour un match 7. Le duo Iverson-Mutombo est irrésistible: le congolais compile 23pts/19rbs/7blks alors que le génie naturel de " mister cornrows " éclate avec 44pts. Une tonne de trois points qui assassinent les Bucks et laisse George Karl ahuri devant une telle performance: "J'aimerais que mon fils joue aussi dur qu'Allen le fait. Si tout le monde en NBA jouait avec l'intensité d'Allen,a lors, la ligue n'aurait aucun problème" Le paria est devenu en l'espace de 7 mois un exemple pour la jeunesse. Mieux, il décroche son rêve ultime à savoir la finale NBA et la relation avec son coach se résume à " Je t'aime moi non plus ". Lors de l'intersaison, ils se sont crachés dessus par presse interposée. Iverson arrivait constamment en retard aux entraînements. Grâce à une saison époustouflante et à une réflexion sur lui-même, I-3 est le fils de son coach. Il est mature à présent et sait ce qu'il fait. Seul problème, l'adversaire en finale n'est autre que la machine à gagner de Phil Jackson, les Los Angeles Lakers du duo Kobe-Shaq. Tout au long des playoffs, les angelinos ont cassé la concurrence en sweepant successivement Portland, Sacramento et San Antonio. Une domination sans égal dont personne ne voit la fin. Malgré la folle saison de sa star et l'arrivée du pivot All Star Dikembe Mutombo, les sixers ne font pas figure de favoris pour le dernier acte de la saison. Le premier match recadre la planète basket. Incroyable dénouement dans ce match qui met fin à la série impressionnante de Los Angeles. Malgré un O'neal hors-norme avec ses 44pts/20rbs/5pds, la franchise dirigée par le fantasque Pat Croce vient à bout du champion en titre grâce ... à Allen Iverson. Et oui, l'artiste a peint un nouveau chef d’œuvre de sa collection: 48pts, un dernier quart-temps de folie et un trois-points ahurissant pour une victoire en prolongation !!! Le basket n'y croit pas à ses yeux. Un homme d'1m83 a vaincu les deux meilleurs joueurs du monde. Malheureusement, la suite est moins rose. Shaq reste invincible mais surtout, Kobe rejoue à son niveau. Les Lakers remportent les 4 matchs suivant pour s'offrir un doublé. Allen n'a rien à se reprocher, sauf peut-être le second match où il se troue avec un horrible 10/29. Mais ensuite, il aligne 35pts/12rbs/4pds puis 35pts et enfin 37pts. En vain. David n'a pas vaincu Goliath mais le basket s'est trouvé une nouvelle coqueluche. Personne ne peut oublier cette saison durant laquelle Iverson a frôlé l'excellence. Il part en vacances sur une défaite mais quitte les parquets grand, très grand. Durant 93 matchs, Ivy a été victime d'un traitement de faveur par les 28 défenses de la ligue mais sa détermination est restée la même, malgré les blessures: "Dieu m'a donné la force de tenir sur un parquet. Je ne tiens pas à être un joueur qui se plaint. Je joue dur, et je joue pour gagner un titre NBA. C'est mon rêve depuis que je suis gamin. Le reste, je m'en fou"
La saison 2002 est par contre un bien mauvais souvenir. I-3 a beau ramasser un nouveau trophée de meilleur marqueur et intercepteur, établir un nouveau record en carrière avec 58pts face à Houston, ses deux rendez-vous annuels sont un cauchemar. Il rate complètement le All Star Game de Philadelphie où il est invisible et sort dès le premier tour des playoffs lors duquel il est abattu par le shoot de Paul Pierce. Iverson n'a plus le même impact qu'en 2001, autant sur le plan sportif que psychologique. La série face à Boston en est le meilleur exemple. Iverson marque 15pts dans le premier quart-temps du match 1 mais rate ses 15 tirs suivants. Dans le match 3, il plante 42pts avec 19/20 aux lancers-francs. Dans le match 4, il score les 8 derniers points et offre l'égalisation mais le reste de son équipe est ailleurs et parait démotivé. Dans le match 5, il se démène ... en vain !!! Bien trop seul, Ivy ne tient pas la route face au festival longue distance des Celtics. Phila sort en 5 matchs et la désillusion est grande pour le MVP 2001. 2002-03, nouvelle saison et les objectifs sont élevés pour les Sixers. Le départ de Mutombo laisse un vide mais l'arrivée de Keith Van Horn reste un atout offensif supplémentaire pour le collectif de Larry Brown. Iverson débute mal la saison, son équipe est en grande difficulté quand Allen prend la parole: "Je représente 99% du problème. Je suis le leader de cette équipe et si je ne suis pas à la hauteur, l'équipe ne le sera pas non plus. Et en ce moment, je suis vraiment mauvais. Je ne devrais même pas être payé pour faire ce que je fais actuellement" La franchise a toujours été un des atouts de l'enfant de Virginie et cette remise en question perpétuelle lui permet de revenir plus fort. Le All Star Game marque le déclic du génie: 35pts/7pds/5stls/5rbs en 41minutes. Meilleur joueur de son équipe, il ne rate son deuxième titre de MVP du match des étoiles qu'à cause du talent de Kevin Garnett. Dès lors, sa saison est lancée et les cartons redeviennent habitude pour le dragster de Phila: 41pts face aux Cavs, 40pts face à Seattle, 42pts face aux Magics, 42pts/8rbs/6pds face aux Bulls pour finir la deuxième partie de la saison régulière à plus de 29pts et mener les siens à la quatrième place de la conférence Est. Le premier tour des playoffs face aux Hornets s'annonce bouillant et le duel Allen Iverson-Baron Davis est en haut de l'affiche. Mais I-3 est un joueur hors norme et le premier acte calme les ardeurs des frelons: 55pts à 21-32 aux tirs, 8pds, 4rbs et 2stls avec la victoire bien sûr. Ivy réalise une performance hors norme et éclabousse de nouveau la ligue de son talent. Mieux encore: dans le match 6 à la Nouvelle-Orléans, les Sixers sont dos au mur avec l'obligation de gagner pour éviter un septième match piège. C'est le moment que choisit le fils d'Ann pour terminer le travail: il sort 45pts/7rbs/4pds/2stls et qualifie son équipe pour la demi-finale. Les Sixers affrontent la meilleure défense de la NBA en la personne des Pistons de Detroit. Après deux matchs pénibles, il sort 25pts/11pds/5rbs et surtout 36pts/11pds/5rbs/5stls pour permettre aux siens d’égaliser. La fin de série est difficile et malgré 38pts du génie dans la sixième manche, Phila est sorti 4-2. Iverson montre une nouvelle fois qu'il a cette faculté à élever son niveau de jeu dès qu'il le souhaite et surtout dès que les moments chauds arrivent. Pas étonnant que USA Basketball l’ait retenu pour conduire les Etats-Unis au titre olympique de 2004 à Athènes ... Après s'être fracturé la main, le pouce, le majeur; fracassé la cheville et démis l'épaule une bonne dizaine de fois; Iverson est toujours là avec son génie et sa passion. La quête du titre est un combat quotidien pour le petit d'Hampton mais son cœur est tellement grand et sa rage tellement forte que personne ne peut douter qu'il ne soit un jour champion NBA. Surtout, il a évolué et a réussi: il a créé " Cross Over Foundation ", organisé des matchs de charité et reste un père exemplaire pour Tiaura et Allen II. L'argent, la notoriété, les titres individuel ne l'ont pas changé: il traîne toujours avec ses amis d'enfance malgré leur réputation plus que houleuse et reste le même envers autrui. " La loyauté est tout pour moi. C'est ce qui me fait avancer dans la vie. Je suis loyal envers les gens que j'aime. Je suis loyal envers ceux qui ont toujours été là. Et je crois que c'est une des raisons pour lesquelles le monde va mal. Si les gens étaient un peu plus loyaux, la terre serait un endroit plus agréable à vivre " Il s'est fait tatoué sur son bras gauche " Only The Strong Survive " et a raison car ce joueur est trop fort, et a survécu à une vie plus que difficile grâce à son courage et sa volonté hors norme.
Rédigé par bouddha 
24-07-2008 - Les mouvements en Europe durant ce mois de juillet
19-07-2008 - Qualifs JO 2008 : les résultats
10-07-2008 - Raté, réussites : Histoire de Big Men en NBA
05-07-2008 - News NBA
04-07-2008 - Quelques News sur la NBA !
03-07-2008 - Salyers en Ukraine?
03-07-2008 - Roanne "enfin" sans Salyers
03-07-2008 - Quelques news NBA
02-07-2008 - TJ Thompson fidèle
02-07-2008 - Le marché de Pro A en 24 secondes
Un team déséquilibré?
La mock draft de basketfever
Les 28 bleus potentiels
Chris Paul, le nouveau prodige de la Nouvelle Orléans
Kevin Garnett : Itinéraire difficile d’un champion.
Quelle équipe de France pour les qualifs ? Les meneurs
Quelle équipe de France pour l’Euro ? Les arrières.
All Basketfever Team
Cleveland-Washington : 2-0 et un retour sur la situation.
Webber, un grand parmi les grands...
Tous les articles NBA